Conte de Guy de Maupassant

Le docteur Bonenfant cherchait dans sa mémoire, répétant à mi-voix : " Un souvenir de Noël ?... Un souvenir de Noël ?... "
Et tout à coup, il s'écria :
- Mais si, j'en ai un, et un bien étrange encore ; c'est une histoire fantastique. J'ai vu un miracle ! Oui, mesdames, un miracle, la nuit de Noël.
Cela vous étonne de m'entendre parler ainsi, moi qui ne crois guère à rien. Et pourtant j'ai vu un miracle ! Je l'ai vu, fis-je, vu, de mes propres yeux vu, ce qui s'appelle vu.
En ai-je été fort surpris ? non pas ; car si je ne crois point à vos croyances, je crois à la foi, et je sais qu'elle transporte les montagnes. Je pourrais citer bien des exemples ; mais je vous indignerais et je m'exposerais aussi à amoindrir l'effet de mon histoire.
Je vous avouerai d'abord que si je n'ai pas été fort convaincu et converti par ce que j'ai vu, j'ai été du moins fort ému, et je vais tâcher de vous dire la chose naïvement, comme si j'avais une crédulité d'Auvergnat.
J'étais alors médecin de campagne, habitant le bourg de Rolleville, en pleine Normandie.
L'hiver, cette année-là, fut terrible. Dès la fin de novembre, les neiges arrivèrent après une semaine de gelées. On voyait de loin les gros nuages venir du nord ; et la blanche descente des flocons commença.
En une nuit, toute la plaine fut ensevelie.
Les fermes, isolées dans leurs cours carrées, derrière leurs rideaux de grands arbres poudrés de frimas, semblaient s'endormir sous l'accumulation de cette mousse épaisse et légère.
Aucun bruit ne traversait plus la campagne immobile. Seuls les corbeaux, par bandes, décrivaient de longs festons dans le ciel, cherchant leur vie inutilement, s'abattant tous ensemble sur les champs livides et piquant la neige de leurs grands becs.
On n'entendait rien que le glissement vague et continu de cette poussière tombant toujours.
Cela dura huit jours pleins, puis l'avalanche s'arrêta. Là terre avait sur le dos un manteau épais de cinq pieds.
Et, pendant trois semaines ensuite, un ciel clair, comme un cristal bleu le jour, et, la nuit, tout semé d'étoiles qu'on aurait crues de givre, tant le vaste espace était rigoureux, s'étendit sur la nappe unie, dure et luisante des neiges.
La plaine, les haies, les ormes des clôtures, tout semblait mort, tué par le froid. Ni hommes ni bêtes ne sortaient plus : seules les cheminées des chaumières en chemise blanche révélaient la vie cachée, par les minces filets de fumée qui montaient droit dans l'air glacial.



De temps en temps on entendait craquer les arbres, comme si leurs membres de bois se fussent brisés sous l'écorce ; et, parfois, une grosse branche se détachait et tombait, l'invincible gelée pétrifiant la sève et cassant les fibres.

Les habitations semées çà et là par les champs semblaient éloignées de cent lieues les unes des autres. On vivait comme on pouvait. Seul, j'essayais d'aller voir mes clients les plus proches, m'exposant sans cesse à rester enseveli dans quelque creux.
Je m'aperçus bientôt qu'une terreur mystérieuse planait sur le pays. Un tel fléau, pensait-on, n'était point naturel. On prétendit qu'on entendait des voix la nuit, des sifflements aigus, des cris qui passaient.
Ces cris et ces sifflements venaient sans aucun doute des oiseaux émigrants qui voyagent au crépuscule, et qui fuyaient en masse vers le sud. Mais allez donc faire entendre raison à des gens affolés. Une épouvante envahissait les esprits et on s'attendait à un événement extraordinaire.
La forge du père Vatinel était située au bout du hameau d'Épivent, sur la grande route, maintenant invisible et déserte. Or, comme les gens manquaient de pain, le forgeron résolut d'aller jusqu'au village. Il resta quelques heures à causer dans les six maisons qui forment le centre du pays, prit son pain et des nouvelles, et un peu de cette peur épandue sur la campagne.
Et il se mit en route avant la nuit.
Tout à coup, en longeant une haie, il crut voir un ½uf dans la neige ; oui, un ½uf déposé là, tout blanc comme le reste du monde. Il se pencha, c'était un ½uf en effet. D'où venait-il ? Quelle poule avait pu sortir du poulailler et venir pondre en cet endroit ? Le forgeron s'étonna, ne comprit pas ; mais il ramassa l'½uf et le porta à sa femme.
" Tiens, la maîtresse, v'là un ½uf que j'ai trouvé sur la route ! "
La femme hocha la tête :
" Un ½uf sur la route ? Par ce temps-ci, t'es soûl, bien sûr ?
- Mais non, la maîtresse, même qu'il était au pied d'une haie, et encore chaud, pas gelé. Le v'là, j'me l'ai mis sur l'estomac pour qui n'refroidisse pas. Tu le mangeras pour ton dîner. "
L'½uf fut glissé dans la marmite où mijotait la soupe, et le forgeron se mit à raconter ce qu'on disait par la contrée.
La femme écoutait toute pâle. " Pour sûr que j'ai entendu des sifflets l'autre nuit, même qu'ils semblaient v'nir de la cheminée. "
On se mit à table, on mangea la soupe d'abord, puis, pendant que le mari étendait du beurre sur son pain, la femme prit l'½uf et l'examina d'un ½il méfiant.
" Si y avait quelque chose dans c't'½uf ?
- Qué que tu veux qu'y ait ?
- J'sais ti, mé ?
- Allons, mange-le, et fais pas la bête. "
Elle ouvrit l'½uf. Il était comme tous les ½ufs, et bien frais.



Elle se mit à le manger en hésitant, le goûtant, le laissant, le reprenant. Le mari disait : " Eh bien ! qué goût qu'il a, c't'½uf ? "
Elle ne répondit pas et elle acheva de l'avaler ; puis, soudain, elle planta sur son homme des yeux fixes, hagards, alliolés, leva les bras, les tordit et, convulsée de la tête aux pieds, roula par terre, en poussant des cris horribles.

Toute la nuit elle se débattit en des spasmes épouvantables, secouée de tremblements effrayants, déformée par de hideuses convulsions. Le forgeron, impuissant à la tenir, fut obligé de la lier.
Et elle hurlait sans repos, d'une voix infatigable :
" J'l'ai dans l'corps ! J'l'ai dans l'corps ! "
Je fus appelé le lendemain. J'ordonnai tous les calmants connus sans obtenir le moindre résultat. Elle était folle.
Alors, avec une incroyable rapidité, malgré l'obstacle des hautes neiges, la nouvelle, une nouvelle étrange, courut de ferme en ferme : " La femme du forgeron qu'est possédée ! " Et on venait de partout, sans oser pénétrer dans la maison ; on écoutait de loin ses cris affreux poussés d'une voix si forte qu'on ne les aurait pas crus d'une créature humaine.
Le curé du village fut prévenu. C'était un vieux prêtre naïf. Il accourut en surplis comme pour administrer un mourant et il prononça, en étendant les mains, les formules d'exorcisme, pendant que quatre hommes maintenaient sur un lit la femme écumante et tordue.
Mais l'esprit ne fut point chassé.
Et la Noël arriva sans que le temps eût changé.
La veille au matin, le prêtre vint me trouver :
" J'ai envie, dit-il, de faire assister à l'office de cette nuit cette malheureuse. Peut-être Dieu fera-t-il un miracle en sa faveur, à l'heure même où il naquit d'une femme. "
Je répondis au curé :
" Je vous approuve absolument, monsieur l'abbé. Si elle a l'esprit frappé par la cérémonie (et rien n'est plus propice à l'émouvoir), elle peut être sauvée sans autre remède. "
Le vieux prêtre murmura :
" Vous n'êtes pas croyant, docteur, mais aidez-moi, n'est-ce pas ? Vous vous chargez de l'amener ? "
Et je lui promis mon aide.
Le soir vint, puis la nuit ; et la cloche de l'église se mit à sonner, jetant sa voix plaintive à travers l'espace morne, sur l'étendue blanche et glacée des neiges.
Des êtres noirs s'en venaient lentement, par groupes, dociles au cri d'airain du clocher. La pleine lune éclairait d'une lueur vive et blafarde tout l'horizon, rendait plus visible la pâle désolation des champs.
J'avais pris quatre hommes robustes et je me rendis à la forge.
La possédée hurlait toujours, attachée à sa couche. On la vêtit proprement malgré sa résistance éperdue, et on l'emporta.
L'église était maintenant pleine de monde, illuminée et froide ; les chantres poussaient leurs notes monotones ; le serpent ronflait ; la petite sonnette de l'enfant de ch½ur tintait, réglant les mouvements des fidèles.
J'enfermai la femme et ses gardiens dans la cuisine du presbytère, et j'attendis le moment que je croyais favorable.



Je choisis l'instant qui suit la communion. Tous les paysans, hommes et femmes, avaient reçu leur Dieu pour fléchir sa rigueur. Un grand silence planait pendant que le prêtre achevait le mystère divin.
Sur mon ordre, la porte fut ouverte et les quatre aides apportèrent la folle.
Dès qu'elle aperçut les lumières, la foule à genoux, le ch½ur en feu et le tabernacle doré, elle se débattit d'une telle vigueur, qu'elle faillit nous échapper, et elle poussa des clameurs si aiguës qu'un frisson d'épouvante passa dans l'église ; toutes les têtes se relevèrent ; des gens s'enfuirent.
Elle n'avait plus la forme d'une femme, crispée et tordue en nos mains, le visage contourné, les yeux fous.
On la traîna jusqu'aux marches du ch½ur et puis on la tint fortement accroupie à terre.
Le prêtre s'était levé ; il attendait. Dès qu'il la vit arrêtée, il prit en ses mains l'ostensoir ceint de rayons d'or, avec l'hostie blanche au milieu, et, s'avançant de quelques pas, il l'éleva de ses deux bras tendus au-dessus de sa tête, le présentant aux regards effarés de la démoniaque. .
Elle hurlait toujours, l'½il fixé, tendu sur cet objet rayonnant.
Et le prêtre demeurait tellement immobile qu'on l'aurait pris pour une statue. Et cela dura longtemps, longtemps.
La femme semblait saisie de peur, fascinée ; elle contemplait fixement l'ostensoir, secouée encore de tremblements terribles, mais passagers, et criant toujours, mais d'une voix moins déchirante.
Et cela dura encore longtemps.
On eût dit qu'elle ne pouvait plus baisser les yeux, qu'ils étaient rivés sur l'hostie ; elle ne faisait plus que gémir ; et son corps raidi s'amollissait, s'affaissait.
Toute la foule était prosternée, le front par terre.
La possédée maintenant baissait rapidement les paupières, puis les relevait aussitôt, comme impuissante à supporter la vue de son Dieu. Elle s'était tue. Et puis soudain, je m'aperçus que ses yeux demeuraient clos. Elle dormait du sommeil des somnambules, hypnotisée, pardon ! vaincue par la contemplation persistante de l'ostensoir aux rayons d'or, terrassée par le Christ victorieux.
On l'emporta, inerte, pendant que le prêtre remontait vers l'autel.
L'assistance, bouleversée, entonna le Te Deum d'action de grâces.
Et la femme du forgeron dormit quarante heures de suite, puis se réveilla sans aucun souvenir de la possession ni de la délivrance.
Voilà, mesdames, le miracle que j'ai vu.

Le docteur Bonenfant se tut, puis ajouta d'une voix contrariée : " Je n'ai pu refuser de l'attester par écrit. "


# Posté le samedi 18 octobre 2008 08:10

Lettre de Guy Moquet

Lettre de Guy Moquet
Voici la lettre émouvante de Henri Fertet, jeune résistant exécuté par les allemands.
Elève intelligent et appliqué, Henri Fertet intègre, pendant les vacances de l'été 1942, un groupe de résistance dirigé par Marcel Simon, jeune agriculteur de 22 ans, à Larnod, à quelques kilomètres de Besançon.
En février 1943, constitué d'une trentaine de membres, le groupe intègre l'organisation des Franc-Tireurs et Partisans (FTP) et devient le Groupe-franc "Guy Mocquet" qui s'organise rapidement dans la lutte clandestine. Henri Fertet participe à trois opérations : l'attaque du poste de Montfaucon le 16 avril 1943 pour s'emparer d'un dépôt d'explosifs puis le 7 mai suivant, la destruction d'un pylône à haute-tension à Châteaufarine. Le 12 juin 1943, il prend part également à l'attaque d'un commissaire des douanes allemand. Mais activement recherché le groupe va subir de nombreuses arrestations.
Henri Fertet, arrêté par les Allemands le 3 juillet 1943, sera condamné à mort par les nazis et exécuté le 26 septembre 1943, après 87 jours d'emprisonnement et de torture.
Il avait 16 ans.



" Chers Parents,

Ma lettre va vous causer une grande peine, mais je vous ai vus si pleins de courage que, je n'en doute pas, vous voudrez encore le garder, ne serait-ce que par amour pour moi.

Vous ne pouvez savoir ce que moralement j'ai souffert dans ma cellule, ce que j'ai souffert de ne plus vous voir, de ne plus sentir peser sur moi votre tendre sollicitude que de loin. Pendant ces 87 jours de cellule, votre amour m'a manqué plus que vos colis, et souvent je vous ai demandé de me pardonner le mal que je vous ai fait, tout le mal que je vous ai fait.

Vous ne pouvez vous douter de ce que je vous aime aujourd'hui car, avant, je vous aimais plutôt par routine, mais maintenant je comprends tout ce que vous avez fait pour moi et je crois être arrivé à l'amour filial véritable, au vrai amour filial. Peut-être après la guerre, un camarade vous parlera-t-il de moi, de cet amour que je lui ai communiqué. J'espère qu'il ne faillira pas à cette mission sacrée.

Remerciez toutes les personnes qui se sont intéressées à moi, et particulièrement nos plus proches parents et amis; dites-leur ma confiance en la France éternelle. Embrassez très fort mes grands parents, mes oncles, tantes et cousins, Henriette. Donnez une bonne poignée de main chez M. Duvernet; dites un petit mot à chacun. Dites à M. le Curé que je pense aussi particulièrement à lui et aux siens. Je remercie Monseigneur du grand honneur qu'il m'a fait, honneur dont, je crois, je me suis montré digne. Je salue aussi en tombant, mes camarades de lycée. A ce propos, Hennemann me doit un paquet de cigarettes, Jacquin mon livre sur les hommes préhistoriques. Rendez « Le Comte de Monte-Cristo » à Emourgeon, 3 chemin Français, derrière la gare. Donnez à Maurice André, de la Maltournée, 40 grammes de tabac que je lui dois.

Je lègue ma petite bibliothèque à Pierre, mes livres de classe à mon petit papa, mes collections à ma chère petite maman, mais qu'elle se méfie de la hache préhistorique et du fourreau d'épée gaulois.

Je meurs pour ma Patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. Non pas une France orgueilleuse, première nation du monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les français soient heureux, voila l'essentiel. Dans la vie, il faut savoir cueillir le bonheur.

Pour moi, ne vous faites pas de soucis. Je garde mon courage et ma belle humeur jusqu'au bout, et je chanterai « Sambre et Meuse » parce que c'est toi, ma chère petite maman, qui me l'as apprise.

Avec Pierre, soyez sévères et tendres. Vérifiez son travail et forcez-le à travailler. N'admettez pas de négligence. Il doit se montrer digne de moi. Sur trois enfants, il en reste un. Il doit réussir.

Les soldats viennent me chercher. Je hâte le pas. Mon écriture est peut-être tremblée; mais c'est parce que j'ai un petit crayon. Je n'ai pas peur de la mort; j'ai la conscience tellement tranquille.

Papa, je t'en supplie, prie. Songe que, si je meurs, c'est pour mon bien. Quelle mort sera plus honorable pour moi que celle-là ? Je meurs volontairement pour ma Patrie. Nous nous retrouverons tous les quatre, bientôt au Ciel.

« Qu'est-ce que cent ans ? »

Maman, rappelle-toi :
« Et ces vengeurs auront de nouveaux défenseurs
qui, après leur mort, auront des successeurs. »

Adieu, la mort m'appelle. Je ne veux ni bandeau, ni être attaché. Je vous embrasse tous. C'est dur quand même de mourir.
Mille baisers. Vive la France.
Un condamné à mort de 16 ans

H. Fertet
Excusez les fautes d'orthographe, pas le temps de relire.

Expéditeur : Henri Fertet
Au Ciel, près de Dieu. "

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 15:31

Sarkozy

Sarkozy
Sarkozy piraté à Rouen !



Le chef de l'Etat avait déposé plainte courant septembre Deux personnes d'origine sénégalaise, un homme et une femme âgés de 30 ans, et une jeune femme domiciliée dans une commune de la rive droite de Rouen devaient être mises en examen hier soir par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye dans l'affaire du piratage du compte bancaire de Nicolas Sarkozy, notamment pour « escroquerie en bande organisée ».
Le couple, interpellé mardi dans le quartier populaire du Val Fourré à Mantes-la-Jolie est soupçonné d'être l'auteur de ce piratage. Quant à la jeune Rouennaise, âgée d'une vingtaine d'années, une connaissance du couple, elle a été interpellée mardi en début d'après-midi par des policiers de la brigade criminelle dans la boutique de téléphonie où elle travaille dans le quartier du Vieux-Marché. Elle est soupçonnée d'avoir vendu aux deux Sénégalais des abonnements téléphoniques sur la base de faux documents administratifs et bancaires.
« Des petits escrocs »


Courant septembre, le chef de l'Etat avait déposé plainte après avoir constaté qu'une ou des personnes s'étaient servies des coordonnées de son compte bancaire personnel de Neuilly-sur-Seine pour contracter des abonnements de téléphonie mobile.
Qualifiés de « petits escrocs » par une source proche de l'enquête, les trois suspects ont été identifiés grâce à des « traces informatiques ».


Toujours selon cette même source, les personnes interpellées « ne savaient sans doute pas qu'il s'agissait du compte du président de la République » et s'en sont servi pour souscrire des abonnements auprès d'un opérateur de téléphonie mobile. Le préjudice est évalué à quelques centaines d'euros.
Le procureur de la République de Nanterre avait aussitôt saisi la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres ainsi que la brigade financière.

Une information judiciaire a été ouverte hier par le parquet de Nanterre pour « escroquerie en bande organisée » commise au préjudice de sociétés de téléphonie mobile et de personnes physiques, dont le président de la République, « usage frauduleux de références d'identification bancaire », « falsification et détention de documents administratifs », « divulgation intentionnelle de données figurant dans un fichier automatisé à caractère personnel », ainsi que « complicité et recel ».
Un juge d'instruction doit être désigné.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 08:09

Un violeur libéré à cause d'un faute:@

Du fait d'une erreur d'écriture, la cour d'appel de Paris a ordonné la remise en liberté d'un violeur récidiviste présumé. Jorge Montes, Français d'origine uruguayenne, âgé de 48 ans, a obtenu le 17 octobre de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris l'infirmation d'une ordonnance de rejet de demande de remise en liberté délivrée deux semaines plus tôt par un juge des libertés et de la détention à Créteil.

L'homme est soupçonné d'avoir séquestré pendant deux semaines et violé une jeune femme au printemps 2006 puis d'en avoir violé une autre quelques jours plus tard sous la menace d'un couteau. Il avait déjà été condamné en appel en mai 2007 à deux ans de prison, dont un avec sursis pour des violences et agressions sexuelles sur sa compagne. Le parquet de Créteil avait requis mercredi son renvoi devant les assises pour viols, enlèvement et séquestration.

Une "erreur idiote"

Dans son arrêt, la Cour d'appel de Paris considère bien que le "maintien en détention provisoire est nécessaire pour prévenir tout risque de pression sur les témoins ou les victimes". Elle juge également que "la détention est l'unique moyen d'éviter tout renouvellement des infractions, dont le risque apparaît majeur au regard de la multiplicité des faits reprochés à l'intéressé". Pourtant, il est écrit dans l'arrêt que "par ces motifs" la Cour "infirme" l'ordonnance du juge de Créteil, ce qui signifie la remise en liberté de Jorge Montes.

Une simple erreur de rédaction qui a donc une conséquence directe : selon son avocat, Me Patrick Maisonneuve, la libération de Jorge Montes devait intervenir jeudi en début de soirée. Pour limiter les risques posés par cette libération, l'homme a été placé sous contrôle judiciaire par le juge d'instruction de Créteil chargé du dossier. Le procureur de la République Jean-Jacques Bosc a souligné qu'il s'agissait d'un contrôle "très strict qui s'impose dès la levée d'écrou". Cette procédure impose à Jorge Montes diverses obligations, dont celle de remettre son passeport et de pointer dans un commissariat, et lui fait interdiction de circuler ou de s'approcher de ses victimes. "Au moindre manquement", ce contrôle judiciaire pourra être révoqué, a souligné le procureur.

Mais si ce contrôle judiciaire peut limiter les risques pour les victimes, l'erreur n'en est pas moins flagrante. D'autant plus que l'homme, sans domicile fixe, avait été placé en détention provisoire en juin... parce qu'il n'avait pas respecté le contrôle judiciaire qui lui avait déjà été imposé. Pour Me Berton, l'avocat d'une des deux victimes présumées, "c'est un vrai scandale, une erreur gravissime. Je suis habitué aux dysfonctionnements de la justice mais celui-là est exceptionnel, c'est une honte. On ne peut pas sur deux pages écrire qu'il est un dangereux criminel et en un mot ordonner sa libération". Me Berton a dénoncé un "mépris total pour les victimes" et une "faute lourde du président de la chambre de l'instruction qui n'a même pas relu ce qu'il a signé". Le parquet général de la cour d'appel de Paris a lui-même reconnu une "erreur idiote". Tout en soulignant : "Le président (de la chambre de l'instruction) a signé cet arrêt que l'on est donc obligé d'exécuter".
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 08:12

Le mystère de l'Atlantide

Le mystère de l'Atlantide
C'est pendant le mois de Septembre 1968 que l'équipe du professeur MANSON VALENTINE, ½uvrant pour le Musée des Sciences de Miami en Floride, découvre au nord-ouest de Bimini, petite île des Bahamas, à environ 1200 km de la Guadeloupe, des structures cyclopéennes immergées à environ 6 mètres sous la surface de la mer. Cette découverte fut rendue possible grâce à l'engin Remora M-114-E, scooter sous-marin construit par Dimitri Rebikoff, explorateur, ingénieur spécialisé dans le domaine de la photographie sous-marine et grâce également au concours de Paul Aranda aviateur et de Robert MARX, célèbre plongeur , passionné de recherches sur les anciennes navigations et sur l'archéologie sous-marine des îles Bahamas. Voyez donc l'image ci-dessus

Altantide, la solution oubliée: platon avait raison

Jacques Hébert est commissaire de police honoraire, responsable culturel du Cercle national des commissaires de police. Passionné d'archéologie, il a appliqué aux textes de Platon des méthodes rigoureuses d'analyse et de recherche. Peu à peu, il a vu se dessiner la véritable histoire de l'Atlantide... Le résultat est décisif : à la différence des hypothèses avancées jusqu'alors, tout concorde avec la solution oubliée que nous propose Jacques Hébert. C'est une île méconnue et paradisiaque, mais bien réelle, qu'il nous invite à découvrir. Un événement historique et archéologique majeur

« L'enquête » menée par un commissaire divisionnaire à la retraite sur le texte de Platon a abouti à des découvertes surprenantes. En effet, cette approche « policière » a mis en lumière des points restés jusque là ignorés ou négligés par la plupart des chercheurs, spécialistes ou scientifiques qui se sont intéressés à ce mystère.

Elle a permis de trouver les vraies réponses aux problèmes posés par l'ancienneté fabuleuse attribuée à cette civilisation et à la possibilité de sa survivance qui figuraient bien dans le texte lui-même. En outre, le soin qu'il a mis à étudier chaque phrase et même chaque mot du Timée et du Critias l'a conduit à découvrir que le détroit cité par le vieux prêtre égyptien ne pouvait pas être celui de Gibraltar bien que celui-ci ait mentionné « les colonnes d'Hercule ». Vous en doutez et c'est normal, pourtant deux « indices » irréfutables confirment sa théorie : le premier, et c'est facile à vérifier, s'appuie sur le fait qu'à aucun moment, au cours de son entretien avec Solon, le prêtre ne cite le nom de la mer Méditerranée alors que celle-ci était pourtant la seule mer qui fut commune aux Grecs et aux Egyptiens à cette époque.

Si le détroit de Gibraltar avait bien été « les colonnes d'Hercule » il lui aurait suffi de dire à son visiteur grec : « au delà du détroit qui sépare un océan de notre mer commune existe une île qui etc. » Non seulement il ne cite pas le nom de la mer Méditerranée mais en outre il parle « d'une mer lointaine » lorsqu'il évoque cet océan qui est censé abriter l'Atlantide. En ce qui concerne le deuxième indice, vous nous permettrez de faire durer le suspense !

Si cela ne vous paraît pas encore suffisamment probant alors interrogez-vous sur la signification cachée dans cette phrase du texte du Timée : « Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des cataclysmes. Dans l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit terribles, toute votre armée fut engloutie d'un seul coup sous la terre et de même l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut (Timée 25a-d)... »

Que peut-on en déduire logiquement ? Tout d'abord que si en l'espace de 24 heures de terribles tremblements de terre ont englouti à la fois l'armée grecque et provoqué l'effondrement de l'île on est en droit de supposer que c'est le même phénomène qui est à l'origine de ces deux évènements, ensuite tout aussi logiquement on doit admettre que l'endroit où l'armée grecque a vaincu l'armée Atlante devait obligatoirement se trouver à proximité de l'Atlantide pour subir les effets de ces tremblements de terre, et ce raisonnement une fois admis on est en droit de se demander ce que faisait là l'armée grecque si près de l'Atlantide alors que selon Platon ce sont les Atlantes qui sont censés avoir brutalement attaqué d'un seul coup l'Egypte et d'autres pays et qu'il n'est fait nulle mention dans le texte de l'utilisation de navires par Athènes pour transporter ses troupes?

Vous êtes-vous un jour demandé pourquoi un Empire censé être si puissant (car disposant selon les calculs tirés du texte de Platon d'une armée de près d'un million d'hommes) et de surcroît occupant un immense territoire puisqu'il « tenait la Libye jusqu'à l'Egypte et l'Europe jusqu'à la Tyrrhenie (Timée 25a-d) » se serait sans raison attaqué à l'Empire Egyptien et à tous les autres pays y compris la Grèce pour finir par se faire battre par simplement 20.000 guerriers athéniens ? Ceci est invraisemblable et son analyse fait clairement apparaître que cette guerre fut un conflit d'ordre strictement commercial et n'opposant que deux puissances maritimes, Athènes et l'Atlantide. Celle-ci tentant de contrôler tout le commerce du Moyen-Orient était devenue pour Athènes un concurrent à éliminer.

Il démontre, références historiques à l'appui, que l'ancien papyrus dont se serait servi le vieux prêtre, ne pouvait mentionner l'océan Atlantique et les colonnes d'Hercule, car ces deux noms n'étaient connus des égyptiens que depuis quelques années seulement avant la visite de Solon à Sais à la suite de l'expédition maritime autour de l'Afrique organisée par le pharaon Néchao vers 600 avant notre ère avec des bateaux construits et dirigés par des phéniciens. Cette « enquête » menée avec une rigueur extrême et un respect total au texte de Platon a permis de localiser avec une quasi-certitude l'Atlantide ou tout du moins ce qu'il en reste, c'est à dire le sommet de la montagne qui se trouvait au centre de l'île qui lui seul est demeuré émergé.

Tout concorde, la faune, la flore, la position de l'île disparue par rapport au détroit. En outre l'étude des fonds sous-marins qui l'entourent correspond presque exactement à la description faite dans le texte de Platon. Sans vous dévoiler l'intégralité du livre paru en Novembre 2003 (Edition Carnot ; Orbis Enigma : Atlantide la solution oubliée) on peut cependant vous indiquer que l'Egypte a joué un rôle essentiel dans le mythe de l'Atlantide.

Ce sont sans doute des marins égyptiens qui, il y a très longtemps, abordèrent sur cette île et furent à l'origine d'un rapport qui était détenu par les prêtres du temple de Neith à Sais, puis beaucoup plus tard, encore des marins égyptiens qui empruntant ce fameux détroit plusieurs siècles après la catastrophe qui détruisit l'Atlantide, constatèrent que la mer dans cette région était difficilement navigable, ce qui permit au vieux prêtre de dire à Solon « Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cet Océan de la-bas est difficile est inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant a déposés (Timée 25a-d) ».

texte et image pris ici
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 08:15